En droit civil, il faut d'abord engager une action extrajudiciaire contre le responsable. Souvent, cela ne va pas sans poser de problèmes en raison de l'anonymat (supposé) ou de l'utilisation de pseudonymes au lieu de noms clairs. Si l'auteur du dommage est connu, la situation est plus claire. Dans ce cas, il est possible de s'adresser directement à l'auteur du dommage et de faire valoir des droits à son encontre. Les commentaires haineux, les insultes et les mensonges, etc. sont à proscrire. Il en résulte d'éventuels droits à l'élimination et à l'abstention, des droits à des dommages et intérêts, voire des droits de rectification en vertu du droit de la presse. Nous pouvons faire valoir ces droits pour vous en demandant d'abord à l'auteur du dommage, dans le cadre d'une procédure extrajudiciaire, de supprimer les contributions concernées du web. En outre, nous exigeons la remise d'une déclaration d'abstention assortie de sanctions pénales, dans le but d'empêcher de futures déclarations de ce type.
Cependant, comme nous l'avons déjà mentionné, l'identité de l'auteur du commentaire n'est souvent pas connue, il ne reste que le moyen de contacter l'exploitant du portail. Dans un premier temps, il s'agit d'attirer l'attention de l'exploitant du portail sur la violation du droit, ce qui entraîne pour lui l'obligation de vérifier les faits et, le cas échéant, de supprimer les contenus.
Si les démarches extrajudiciaires n'aboutissent pas, il est possible d'engager une procédure judiciaire. Cela se concrétise généralement par une injonction de suppression et d'abstention qui peut être dirigée aussi bien contre l'auteur du préjudice que contre l'exploitant du portail.